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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

SYNDICATS

23 Juin 2018 , Rédigé par FO Services Publics 51

Frais de mission, accès au logement…

Les annonces du rendez-vous salarial

 

À l’issue du rendez-vous salarial de la fonction publique, lundi 18 juin, les organisations syndicales du secteur public ont dénoncé le manque de mesures salariales globales. Passage en revue des annonces faites à cette occasion.

Ce rendez-vous était particulièrement attendu par les syndicats de fonctionnaires. Il les a finalement déçus. Sans surprise, en effet, leur principale revendication (à savoir une revalorisation salariale globale via le dégel du point d’indice) n’a pas été satisfaite par le gouvernement lors du rendez-vous salarial que présidait, lundi 18 juin, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, Olivier Dussopt.

Institué par l’équipe Hollande en 2015 dans le cadre du protocole sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR), ce rendez-vous a malgré tout été l’occasion d’autres annonces à destination des agents publics.

La Gipa reconduite en 2019

Comme il l’a répété maintes fois ces dernières semaines, le secrétaire d’État a notamment annoncé la reprise dès 2019 du rythme d’application du protocole de revalorisation des carrières des agents. Pour rappel, le gouvernement avait décidé de son report d’une année lors du précédent rendez-vous salarial, le 16 octobre dernier. “La reprise du protocole marque la volonté du gouvernement de respecter l'engagement pris par l'État vis-à-vis des organisations syndicales signataires et de l'ensemble des agents publics”, a réagi Bercy dans un communiqué. 

À cette occasion, l’exécutif a aussi précisé que la garantie individuelle de pouvoir d’achat (Gipa) – cette prime censée compenser l’écart d’évolution du traitement indiciaire brut par rapport à l’inflation sur les quatre dernières années, dès lors que ce traitement est inférieur à l’inflation – serait reconduite l’année prochaine. Autres annonces : la revalorisation des frais de mission des agents publics, notamment avec l'augmentation des taux de nuitée (110 euros pour Paris intra muros, 90 euros pour les villes de plus de 200 000 habitants et la métropole du Grand Paris, 70 euros pour les autres communes, contre 60 euros maximum aujourd'hui). Une indemnité de 120 euros sera par ailleurs créée pour les travailleurs handicapés et l'indemnité kilométrique des agents utilisant leur véhicule personnel dans le cadre de leur mission sera revalorisée de 17 % (soit le cumul de l'inflation enregistrée depuis 2006). Pour rappel, cette dernière indemnité est aujourd'hui fixée à 0,25 euro par kilomètre pour un véhicule de 5 chevaux ou moins ou à 0,12 euro par kilomètre pour une moto. 

Ont également été annoncées la meilleure monétisation du compte épargne-temps (par une revalorisation de 10 euros du montant des jours monétisés au titre de ce compte), l'ouverture d'un chantier pour améliorer l'accès au logement intermédiaire pour les agents du secteur public ou encore l'amélioration de l'aide à l'installation des personnels (AIP) pour les agents de l'État “avec un zonage collant au plus près de la situation du marché immobilier ou incitant à la prise de fonction dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville”, précise Bercy. 

Rendez-vous “manqué”

Ces annonces ont directement suscité de vives réactions de la part des organisations syndicales. À l’issue du rendez-vous salarial, la FSU évoque notamment sa “déception” et son “mécontentement”. “Les décisions prises aujourd’hui vont encore pénaliser les agents et accentuer le décrochage de salaires avec le secteur privé au détriment des agents publics”, souligne l’organisation syndicale.

“Nous nous dirigeons vers un rendez-vous salarial manqué sans véritables annonces, juge de son côté Luc Farré, secrétaire général de l’Unsa Fonction publique. Le gouvernement a manqué une occasion de reconnaître l’engagement de tous les agents.” “La grande majorité des quelque 5,4 millions d’agents publics est exclue de ces dispositions qui pourraient être qualifiées de mesurettes”, regrette pour sa part la Fédération autonome de la fonction publique (FA-FP). “Ce rendez-vous salarial ne correspond pas à nos attentes, ajoute-t-on à Solidaires. Les annonces n’étaient pas suffisantes pour un rendez-vous salarial.” La CFDT, quant à elle, déplore “le temps des vaches maigres” qui se profile et le fait que les annonces “soient aussi limitées“. 

Outre le dégel du point d’indice, les revendications syndicales étaient en effet nombreuses : la suppression du rétablissement du jour de carence ou encore une meilleure compensation de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) [cliquez ici pour consulter notre article : “Ce que les fonctionnaires peuvent attendre du rendez-vous salarial du 18 juin”]. Des demandes non satisfaites, donc.

ACTEURS PUBLICS : ARTICLE PUBLIE LE LUNDI  18 JUIN 2018 & BASTIEN SCORDIA

 

Le gouvernement mise sur “sa” concertation
Loin de satisfaire les organisations syndicales, le gouvernement a aussi renvoyé le sujet des rémunérations à la concertation qu'il a lancée au mois d'avril en vue de réformer le cadre statutaire des agents publics. Une concertation dans le cadre de laquelle est actuellement évoquée la structuration de la rémunération des agents publics et la meilleure prise en compte du mérite dans leur rémunération. 

 

 

 

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