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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

TEMPS DE TRAVAIL

14 Mars 2019 , Rédigé par FO Services Publics 51

 

Dans la fonction publique, une organisation

du temps de travail très éclatée

 

Dans une étude publiée le 21 février, la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGFAP) dresse une typologie en six catégories de l’organisation du temps de travail. Peu de différences sont à observer entre le secteur public et le privé. En revanche, une très forte hétérogénéité est relevée selon le versant de la fonction publique considéré.

Si le comparatif sur le temps de travail entre les secteurs publics et privés est souvent analysé en matière de durée effective de travail, qu’en est-il précisément de l’organisation de ce même temps de travail ? C’est la question à laquelle tente de répondre la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) dans une étude publiée jeudi 21 février [cliquez ici pour la consulter].

Basée sur les résultats de la dernière enquête « Conditions de travail et risques psychosociaux » de la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), cette étude dresse une typologie en six catégories de l’organisation du temps de travail des agents de la fonction publique et des salariés du secteur privé. Bilan : de très légères différences entre les secteurs privé et public mais une situation très hétérogène au sein de la fonction publique.

Prédominance des semaines « standard »

Première catégorie identifiée : les salariés à temps plein effectuant des semaines de travail dites « standard », à savoir des semaines travaillées cinq jours par semaine (du lundi au vendredi) selon des journées « standard » (entre 7H et 20H) et peu travaillées le soir, la nuit ou le week-end. Une organisation considérée par la DGAFP « comme la plus adaptée aux rythmes biologiques et sociaux ».

Même s’il ne concerne que 46% de l’ensemble des travailleurs, ce type de semaine est le plus répandu. Et ce, à la fois dans le secteur privé (46%) et dans la fonction publique (44%). Au sein du secteur public, 53% des agents de la fonction publique territoriale, 45% de ceux de la fonction publique d’Etat et « seulement » 25% des agents de la fonction publique hospitalière travaillent selon ce type d’organisation du temps de travail. Dans le détail, ce type de semaine est particulièrement développé dans les familles de métiers des « finances publiques » (75%), de « l’administration » (63%) ou encore des « espaces verts » (62%).

L’Etat davantage concerné par les semaines « longues »

Deuxième catégorie identifiée : les salariés aux semaines dites « longues », avec en moyenne 43 heures travaillées par semaine caractérisées par une plus grande dispersion (soir, matin, nuit, week-end, sur le lieu de travail ou à domicile). Ce mode d’organisation du temps de travail concerne 16% de l’ensemble des salariés, 15% de ceux du secteur privé et 17% des agents de la fonction publique. Les agents de la fonction publique d’Etat sont les plus concernés par ce type de semaine (20%) contre 13% des agents de la territoriale et 16% de ceux de l’hospitalière. Ce type de semaine est le plus répandu dans la famille de métiers de la « sécurité et de la défense » (38%) et concerne principalement les cadres et professions intellectuelles supérieures. Près d’un tiers de ces derniers ont en effet ce type de semaine contre 18% des professions intermédiaires et des ouvriers et 8% des employés.

Troisième catégorie : les salariés aux semaines décalées, à savoir ceux qui travaillent le samedi et souvent le dimanche. Ils sont 10% à être soumis à ce type de semaine, 11% dans le secteur privé et 9% dans le secteur privé. La territoriale se distingue des deux autres versants avec seul 5% de ses agents concernés contre 13% dans la fonction publique d’Etat et 10% dans l’hospitalière. Dans la fonction publique, ce type d’organisation touche le plus souvent les enseignants (19%).

Quatrième catégorie identifiée, les salariés aux horaires habituellement décalées (tôt le matin, tard le soir, la nuit, …), qui concerne 9% de l’ensemble des salariés. Une proportion identique aussi bien dans la fonction publique que dans le secteur privé. Au sein du secteur public, ce type d’horaires concerne 26% des agents de l’hospitalière contre 9% dans la fonction publique d’Etat et 4% dans la territoriale. Ces horaires sont les plus fréquents dans les métiers de la sécurité et de la défense (35%), les professions de soins (30%) et de services à la personne (33%). Des familles de métiers dans lesquelles l’alternance des équipes et donc des horaires « est indispensable afin d’assurer la continuité du service », explique la DGAFP.

Le temps partiel choisi plus fréquent dans la fonction publique

Deux autres catégories sont également identifiées. L’une composée des salariés à temps partiel choisi et l’autre par les salariés à temps partiel subi (faute d’avoir trouvé un travail à temps plein).

Comme l’explique l’étude, le temps partiel choisi est plus fréquent dans la fonction publique que dans le privé (15% contre 12% dans le privé et 13% pour l’ensemble des salariés) et concerne plus d’un agent sur cinq de l’hospitalière (22%) contre 12% des agents de l’Etat et 15% de la territoriale. « Il est principalement répandu parmi les professions intermédiaires de la santé et du travail social (23%) ainsi parmi les enseignants du premier degré (17%) », précise l’étude.

Quant au temps partiel subi, celui-ci est presque autant répandu dans le privé que dans le public (7% contre 6%). Dans la fonction publique, il est plus fréquent au sein de la territoriale (10%) qu’à l’Etat (5%) et de l’hospitalière (1%). Ce type de temps partiel, explique la DGAFP, est « particulièrement développé dans les familles de métiers des sports, des loisirs, de l’animation, de la culture, de l’entretien et de la maintenance et des services à la personne ».

ACTEURS PUBLICS : Article publie le mardi 26 FÉVRier 2019 & BASTIEN SCORDIA

 

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