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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

SERVICES PUBLICS LOCAUX

13 Mars 2020 , Rédigé par FO Services Publics 51

Les opérateurs privés défendent leur rôle

Les entreprises privées opératrices de services publics sont « des leviers de la compétitive des territoires », soulignent l’Union nationale des services publics industriels et commerciaux et l’Essec dans une étude publiée le 25 février. 

Tordre le cou à certaines idées reçues et mettre en avant les bienfaits de la délégation de services publics locaux à des opérateurs privés spécialisés et la contribution de ces derniers à la compétitivité des territoires. C’est ce à quoi procède une étude réalisée par l’Union nationale des services publics industriels et commerciaux (Unspic) en partenariat avec la Chaire d’économie urbaine de l’Essec. Une étude publiée mardi 25 février qui évoque 3 « leviers clés » de la compétitivité : l’attractivité géographique (c’est-à-dire les avantages comparatifs), l’inclusion économique et sociale et enfin les « atouts du territoire en termes d’environnement et de service aux personnes ».  

« Les entreprises opératrices de service public ont, de longue date, développé une culture du service public et un ancrage territorial fort qui leur permettent de développer des solutions adaptées aux enjeux locaux », souligne cette étude basée notamment sur des enquêtes monographiques de terrain portant sur 16 contrats de délégation de service public (transports, autoroutes, eau, réseaux de chaleur, gestion des déchets, restauration collective, …).

« Atouts majeurs » des entreprises

L’étude ne nie pas pour autant le fait que la notion de « délégation de service public » « a pu introduire une certaine confusion dans les esprits, faisant croire à tort que la collectivité se dessaisissait du service ». Mais, précise le document, « la collectivité demeure en toute circonstance la garante du service public et doit disposer des moyens d’exercer ce rôle ». 

L’Unspic et l’Essec avancent en ce sens 5 « atouts majeurs » dont sont dotées les entreprises opératrices « pour répondre aux enjeux de compétitivité et de performance des services publics ». Tout d’abord, elles « possèdent l’ADN du service public », leur histoire étant « souvent liée au développement des services publics en France ». Ensuite, elles « sont forces de proposition dans le domaine de la transition écologique » et « mènent des stratégies RH ambitieuses qui concourent » à la qualification et à l’insertion de leurs collaborateurs (via la formation notamment). 

Ces entreprises « placent » également « la performance et l’innovation au cœur de leurs activités via la capitalisation sur les multiples expériences menées dans divers territoires mais aussi via des investissements importants dans la R&D ». Enfin, ajoute l’étude, elles « contribuent à maximiser l’impact des services publics sur le développement local ». « Bien au-delà de la notion traditionnelle de service public, l’enjeu est aussi plus globalement de participer au bien-être du territoire et à l’atteinte d’objectifs sociaux », souligne l’étude en citant notamment l’exemple du développement de filières agricoles locales par la mise en place d’un service de restauration collective. 
Inciter les entreprises et partenaires publics 

Pour Patrice Noisette, professeur à l’Essec, le développement de cette approche contractuelle entre collectivités publiques et entreprises privées permettrait ainsi « d’aller au-delà d’une simple mise en œuvre du service public dans de bonnes conditions ». Et d’atteindre des objectifs sociaux, environnementaux et économiques « plus larges » et « participant à de la compétitivité d’un territoire ». 

Selon ce dernier, les enseignements contenus dans l’étude « pourraient ainsi inciter les entreprises, comme leurs partenaires publics, à intégrer de plus en plus de cette ambition dans leurs stratégies et leurs actions ». Et la campagne municipale ne manquera pas d’être pour l’Unspic l’occasion de plaider en ce sens auprès de candidats. 

Quel poids pour la gestion déléguée ?
 

Au total indique l’étude, la gestion déléguée représente aujourd’hui en France 130 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel (6% du PIB) pour 1,3 million d’emplois non délocalisables. 

 

ACTEURS PUBLICS : article publie le mardi 25 février 2020 & BASTIEN SCORDIA

 

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