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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

EMPLOIS D’AVENIR: “PLUS DE FRILOSITÉ DU COTÉ DES COMMUNES” – JEAN-PATRICK GILLE (MISSIONS LOCALES)

8 Avril 2013 , Rédigé par fo-villedereims Publié dans #ACTUALITE

emplois d'avenir

EMPLOIS D’AVENIR: “PLUS DE FRILOSITÉ DU COTÉ DES COMMUNES” –

JEAN-PATRICK GILLE (MISSIONS LOCALES)

Quatre mois après le lancement du dispositif, Jean-Patrick Gille, président de l’Union nationale des missions locales (UNML) et député PS, fait un premier bilan de sa mise en oeuvre au sein des collectivités. Il constate davantage de frilosité du côté des communes.

Du point de vue des missions locales, comment évaluez-vous l’accueil réservé par les collectivités aux emplois d’avenir ?

Nous en tirons un bilan très contrasté selon les territoires et la taille des collectivités. Les conseils régionaux et généraux peuvent se permettre d’embaucher en nombre et disposent de services RH en capacité de gérer ces arrivées, et peuvent même soutenir les associations désireuses de s’engager dans l’aventure, alors que nous observons davantage de frilosité du côté des communes. On peut aussi relever que le dispositif marche avant tout là où il y a une vraie volonté politique !

Quels freins avez-vous identifiés ?

On est encore dans une période de rodage. Les emplois d’avenir ne sont pas une mesure, mais un dispositif personnalisé qui nécessite, pour les élus comme pour les services RH, de sortir des schémas habituels, d’avoir une approche plus souple du recrutement. Il y a, forcément, une prise de risque à assumer. Les collectivités doivent adopter une vision à long terme et faire de la Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC). Se dire qu’ils vont former pendant trois ans un jeune qui sera conduit, à l’issue de son contrat, à remplacer un agent qui part à la retraite.

Je sais que des services financiers peuvent freiner des élus prêts à recruter car ils s’arrêtent au coût de cette embauche sans tenir compte de la participation de l’Etat, particulièrement importante sur ce dispositif. Je connais aussi le discours « On nous demande de faire des efforts alors que l’on va baisser nos dotations ».

Quoi qu’il en soit, je reste confiant : on ne s’en souvient pas, et pourtant, les emplois jeunes, plus faciles à mettre en place du fait de la qualification du public-cible, avaient, eux aussi, mis du temps à s’installer.

Comment comptez-vous soutenir ces recrutements ?

En tant que missions locales, désignées comme pilotes du dispositif, nous avons encore à faire un important travail d’explication. Nous nous attelons à identifier les territoires les moins engagés et à leur proposer un accompagnement renforcé. Les élus connaissent bien leur mission locale et savent les solliciter, les responsables des RH, pas assez.

Environ 10 000 emplois d’avenir signés selon Michel Sapin

Le ministre du Travail Michel Sapin a annoncé lundi 4 mars 2013 qu’environ 10 000 emplois d’avenir avaient été signés, affirmant que l’objectif des 100 000 à la fin de l’année serait atteint, tout comme celui d’inverser la courbe du chômage.

“Je peux vous dire qu’on est vers 10 000 emplois d’avenir signés, mais c’est pas ça qui compte. Ce qui compte c’est qu’à la fin de l’année, nous ayons atteint les 100 000 emplois d’avenir, nous les aurons atteints”, a-t-il affirmé sur RMC/BFMTV.

Pour justifier la lente “montée en charge” du dispositif opérationnel depuis le 1er novembre, le ministre a expliqué que ce n’était “pas simple d’arriver à trouver des employeurs (…) pour ces jeunes qui ont très peu travaillé, très peu de formation, car il faut les accompagner, les mener vers l’emploi”.

“Mais je tiens à ça, car jamais la France n’a eu 500 000 jeunes sans emploi et sans formation” alors que “3 millions de chômeurs on a déjà eu, même si ce n’est pas une raison pour l’accepter. Il faut que ça diminue”.

Michel Sapin a ainsi réitéré l’objectif d’inverser la courbe du chômage avant fin 2013: “Je ne promets rien, il ne s’agit pas d’une promesse mais d’une volonté et d’un objectif que nous atteindrons à la fin de l’année”, a-t-il dit.

“Le domaine de l’emploi, c’est le plus difficile à traiter, parce que la décision que vous prenez maintenant, vous savez qu’elle ne peut porter leurs fruits que plusieurs mois après”, a-t-il ajouté.

“Est-ce que c’est en dix mois que sur des sujets aussi lourds, aussi profonds, on arrive à avoir des résultats?

Personne ne peut le faire”, a-t-il poursuivi.

Alors que se tenait lundi à l’Elysée un séminaire sur l’emploi, Michel Sapin avait estimé que la lutte contre le chômage était “une bataille de tous les jours” et que les “plusieurs centaines d’emplois d’avenir signés chaque jour, chacun de ceux là, c’est déjà une petite solution”.

Par D.G et L.L.G

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