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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

JOURNÉE NATIONALE DE LA POLICE MUNICIPALE : RÉACTIONS

22 Juillet 2011 , Rédigé par fo-villedereims Publié dans #POLICE MUNICIPALE

police municipale 3

 

Journée nationale de la police municipale :

réaction du syndicat majoritaire

 

 

Suite à la journée nationale de la police municipale qui se tenait à Nice, le 16 juin dernier, et à notre article en présentant les attentes, Yannick Cheveau, secrétaire général adjoint du Syndicat national de police municipale, a souhaité réagir : « En lisant votre article, on pourrait supposer que le syndicat de policiers nationaux Alliance se pose en contre-pouvoir au SNPM-CFTC et aux avancées de statut dans la police municipale. Or, au contraire, lors de cette journée, Alliance s’est montré pro-police municipale, pro-armement, pro-avancées sociales » réagi tout d’abord Yannick Cheveau, secrétaire général adjoint, chargé de communication et délégué départemental en Haute-Garonne au sein du SNPM-CFTC.

police municipale 2


Une fois cette précision apportée, le représentant des policiers municipaux revient sur la journée en elle-même : « C’est un gros mécontentement. Nous sommes déçus par les mesurettes annoncées en lieu et place des réelles avancées pour lesquelles nous avions de gros espoirs ».

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Et d’évoquer le décret attendu concernant l’harmonisation, l’obligation et la prise en compte dans le calcul des retraites de l’Indemnité spéciale de fonction (ISF), qui peut représenter jusque 20% de la rémunération. « En comparaison, un agent de police municipale gagne 500 à 600 euros de moins qu’un agent de police nationale ou de gendarmerie, ce qui, en début de carrière, se ressent énormément. Et avec 30 ans de carrière, un agent peut se retrouver avec une retraite de moins de 1000 euros, parce que l’ISF n’est pas prise en compte dans le calcul ». L’ISF, qui relève du bon vouloir du maire, donne à celui-ci un moyen de pression sur ces agents qu’une harmonisation permettrait d’atténuer.

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Autre sujet qui fâche, les gilets pare-balles et le port d’arme. Le SNPM attend toujours le décret relatif aux premiers, et ne satisfait pas des 10000 « demi gilets pare-balles » promis par le ministre. « Nous sommes dans une totale colère. Le but de ce congrès était de faire prendre conscience que la police municipale prend part à la sécurité. Merci à Christian Estrosi d’avoir pris l’initiative d’organiser cette journée, merci aux maires UMP et PS qui sont intervenus positivement. Mais au final, le ministère a suivi le lobbying de l’AMF, qui met son véto sur toute avancée » affirme le responsable syndical, qualifiant par ailleurs d’ «inacceptables » les déclarations du syndicat de police nationale SGP-FO, « à les écouter on ne sert à rien, on ne devrait pas être armés, voire ne pas exister ». Concernant l’armement, la mesure phare attendue, Yannick Cheveau estime que « c’est inconscient de laisser des policiers non-armés. Un policier doit être équipé ».

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Face à toutes ces déceptions, le SNPM s’apprête à réagir via un communiqué. « Claude Guéant avait ouvert les portes des négociations. On ne s’attendait bien sûr pas à tout obtenir dès le premier jour. Mais on espérait des engagements sur les avancées souhaitées. Au lieu de ça, on a, par exemple, la proposition de réétudier la possibilité d’accorder une médaille ! ».

Yannick Cheveau met ensuite en garde les maires qui négligent leur police municipale sous prétexte que la sécurité doit être assurée par la police nationale et la gendarmerie. « Lorsqu’il y a une forte délinquance, ce discours ne peut plus suffire, le maire est garant de la sécurité publique, et se doit d’agir. Une grosse erreur, c’est de ne pas voir la nécessité d’avoir une police municipale, à l’heure où les effectifs de la police nationale sont réduits. Lorsque le commissariat aura fermé et les fonctionnaires auront été transférés dans des communes moins tranquilles, qui assurera la sécurité ? Lorsque la délinquance se développera, tout le monde criera au loup ! ». A l’aube d’une année riche en enjeux électoraux, il conclut que « la sécurité n’est pas une idéologie politique, elle est un droit pour tous ».

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