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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

VOIX DE PRESSE : PACTE BUDGÉTAIRE EUROPÉEN : MALTRAITÉ ?

25 Septembre 2012 , Rédigé par fo-villedereims Publié dans #VOIX DE PRESSE

voix de presse 1

PRESSE - COMMUNICATION - MARDI 25 SEPTEMBRE 2012

VOIX DE PRESSE : PACTE BUDGÉTAIRE EUROPÉEN : MALTRAITÉ ?

Le pacte de discipline budgétaire, ou plus exactement le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Union économique et monétaire (TSCG), instaurant une «règle d’or», continue de faire couler beaucoup d’encre alors que l’Assemblée nationale doit commencer à en débattre début octobre.

Libération

«Si le texte du nouveau traité n’ajoute que peu de choses par rapport aux règles existantes, il solennise l’engagement budgétaire des États. Ce qu’exigeait Berlin pour faire preuve de solidarité finan-cière», soit «l’esprit de Maastricht regravé dans le marbre allemand».

L’Express

Des «textes prévoient déjà des sanctions renforcées contre les pays déviant des critères de Maastricht. Le TSCG ne fait que transférer le pouvoir de contrôle et de sanction du Conseil européen, qui réunit les chefs d’État et de gouvernement, à la Commission européenne». Et «Les détracteurs du traité diront que c’est donner le pouvoir aux technocrates européens au détriment des politiques».

Ouest-France

«Perte de souveraineté? Si les comptes publics dérapent, le droit de regard des partenaires et des instances européens augmente. C’est la conditionnalité demandée par Merkel. Pour les opposants au traité, le risque de mise sous tutelle budgétaire devient réel. Pour ses défenseurs, c’est la dette et le déficit qui font perdre la souveraineté, par la bouée de sauvetage.» Reste à savoir qui a poussé qui dans l’eau?

Le Monde

Et qui sont les austères sauveteurs? «L’orthodoxie budgétaire s’apparente-t-elle à la “saignée” du “funeste médecin de Molière”, où la rigueur plombe la croissance, ce qui creuse les déficits et appelle plus d’austérité, comme le craignent les économistes proches d’Attac, de la Fondation Copernic et les Économistes Atterrés? L’argument ne peut être balayé d’un revers de la main. Après d’autres pays latins, en effet, l’Italie affronte une récession plus forte que prévu.» Pour Xavier Timbeau, économiste à l’OFCE, qui estime urgent d’«arrêter le massacre», «le déficit public de l’Espagne sera plus important en 2012 qu’en 2011, malgré un effort budgétaire très important. Le pays n’est pas à l’abri d’une rupture politique ou sociale, d’autres pourraient sui-vre». Un pacte d’instabilité?

La Tribune

«L’idée est donc de faire de la zone euro une zone de stabilité, ce qui en bon allemand signifie: une zone où la consommation est comprimée, ce qui assure une inflation faible et la croissance assurée par les exportations.» Problème: «L’effondrement de la demande intérieure détruit souvent l’outil existant. Pour que le basculement rêvé par les rédacteurs du traité s’opère, il faudrait investir dans l’outil industriel des pays concernés. Et comme les investisseurs étrangers hésitent à investir dans des zones de fortes récessions, seule la puissance publique pourrait le faire. Ce qui est impossible, consolidation budgétaire oblige.»

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