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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

REFORME FONCTION PUBLIQUE

6 Avril 2018 , Rédigé par FO Services Publics 51

 

Front syndical uni contre la réforme à venir de la fonction publique

 

Face au refus du gouvernement de modifier le fond du “document d’orientation” sur la réforme du cadre statutaire des agents publics, les 9 syndicats de fonctionnaires ont tous symboliquement claqué la porte de la réunion de présentation de la troisième version de ce document, mercredi 4 avril.

Unité. Mercredi 4 avril, l’ensemble des organisations syndicales du secteur public ont quitté la réunion de présentation de la troisième mouture du document d’orientation sur la réforme à venir de la fonction publique. Et ce en raison du refus du secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, Olivier Dussopt, présent à la réunion, de “changer les bases” de ce document. Même si les 7 syndicats ayant appelé à la mobilisation le 22 mars dernier (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFE-CGC, CFTC et FA-FP) ont déjà manifesté d’une seule voix leur opposition à ce texte, c’est la première fois que l’Unsa et la CFDT se joignent à une telle expression unitaire. 

Si, sur la forme, des modifications ont été apportées à cette troisième version, le fond est peu ou prou toujours le même. À savoir, une concertation prévue tout au long de l’année et basée sur 4 chantiers thématiques : l’amélioration de l’organisation et du fonctionnement des instances de dialogue social du secteur public, l’élargissement du recours au contrat, l’évolution des politiques de rémunération – avec le développement de la rémunération au mérite notamment – et enfin l’accompagnent des agents pendant leur carrière et leurs transitions professionnelles [cliquez ici pour consulter notre article : “Le détail de l’ultime document d’orientation sur la fonction publique”].

Divergences irrémédiables

Ce texte “ne correspond pas sur le fond à (nos) attentes ni aux besoins auxquels doit répondre la fonction publique”, ont indiqué, dans une déclaration commune, la CGT, la CFDT, FO, l’Unsa, la FSU, Solidaires, la CFE-CGC, la CFCTC et la FA-FP. “De la seule responsabilité” du gouvernement, le document d’orientation “trace une méthode et un calendrier que nos organisations ne partagent pas”, estiment-elles.

L’occasion ainsi pour les leaders syndicaux de rappeler leur opposition au recours accru aux contrats, “une attaque contre le statut”, ou encore leur attachement aux instances de dialogue social dans le secteur public, alors que l’exécutif entend fusionner les comités techniques (CT) et les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), mais aussi revoir le nombre et le mode de fonctionnement des commissions administratives paritaires (CAP).  

Après le départ des organisations syndicales, le secrétaire d’État Olivier Dussopt s’est quant à lui voulu pragmatique. “Nous avions promis de faire un dernier tour de table sur ce document d‘orientation et nous l’avons fait, indique-t-il à Acteurs publics. Il est évident que le fond de ce document peut susciter des divergences, mais ce qui compte désormais, c’est d’en discuter.”

Respect de la parole syndicale

Première occasion pour le faire : le 9 avril, lors de l’ouverture du premier chantier de la concertation, relatif aux instances de dialogue social, à laquelle toutes les organisations syndicales ont pour le moment prévu de se rendre. La prudence reste néanmoins de mise chez les représentants du personnel à la veille de ce premier rendez-vous.

“Si le gouvernement ne veut pas entendre nos revendications, il risque de se retrouver face à un os de taille”, prévient Denis Turbet-Delof, de Solidaires Fonction publique. L’Unsa se dit quant à elle “prête à discuter, mais pas à n’importe quel prix”. Le gouvernement “ne pourra se contenter de tenir un calendrier de réunions dans lesquelles il n’écouterait pas les organisations syndicales”, ajoute l’organisation. La capacité de l’exécutif et des employeurs “à écouter et à tenir compte des expressions syndicales se mesurera aussi à la capacité à respecter l’issue d’une concertation”, juge pour sa part la CFDT.

Vers une nouvelle mobilisation ? 
Réunis en intersyndicale mardi 3 avril, les 7 syndicats de la fonction publique ayant appelé à la mobilisation le 22 mars dernier ont débattu des suites à donner à leur mouvement. Une réunion à laquelle l’Unsa et la CFDT ont également participé. Pour rappel, ces deux organisations syndicales n’avaient pas appelé à l’action le 22 mars dernier. Si la pérennisation de leur mouvement reste une priorité de la CGT, de FO, de Solidaires, de la FSU, de la CFE-CGC, de la CFTC et de la FA-FP, leurs leaders syndicaux n’ont pas encore détaillé leur plan d’action pour les semaines et mois à venir. “La mobilisation du 22 mars a ouvert de véritables perspectives qu’il s’agit désormais d’entretenir”, juge Bruno Collignon, président de la Fédération autonome de la fonction publique (FA-FP). Des annonces “devraient être prochainement faites sur la suite de notre mouvement ”, indique un autre représentant du personnel. La position de l’Unsa et de la CFDT n’est quant à elle toujours pas arrêtée. Une nouvelle réunion intersyndicale doit se tenir le 10 avril prochain. 

ACTEURS PUBLIC : ARTICLE PUBLIE LE MERCREDI 4 AVRIL 2018 & BASTIEN SCORDIA

 

 

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