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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

SUPPRESSIONS DE POSTES

12 Octobre 2019 , Rédigé par FO Services Publics 51

Pourquoi les suppressions postes sont encore revues à la baisse dans la fonction publique

 

Le gouvernement vient d’annoncer que 10 500 emplois seront supprimés dans la fonction publique d’État d’ici 2020. Un chiffre bien inférieur à l’objectif de campagne de 50 000 suppressions de postes. Cet été déjà, il avait été ramené à 15 000. La conséquence notamment de la grogne sociale exprimée par les “gilets jaunes” et à l’occasion du grand débat. La territoriale devrait quant à elle atteindre ses objectifs. 

Rebelote. Enterrée depuis plusieurs mois, la promesse de campagne d’Emmanuel Macron de 120 000 suppressions de postes dans la fonction publique est nouvelle fois revue à la baisse. Le fruit précisément de la programmation, dans la fonction publique d’État, de réduction d’effectifs encore moins importantes que les 50 000 suppressions de postes initialement prévues par l’exécutif. 

Alors que cet objectif avait déjà été ramené à 15 000 cet été, ce seront finalement quelque 10 500 postes qui devraient être effectivement supprimés à l’État sur le quinquennat, a ainsi annoncé le gouvernement Philippe vendredi 27 septembre dans le cadre de la présentation du projet de loi de finances pour 2020. Un budget où le solde global des créations et des suppressions d’emplois atteindra 47 petits équivalents temps plein (ETP) en moins, après une baisse d’environ 1 660 ETP en 2018 et 4 160 ETP en 2019. 

Pression sociale 

La révision à la baisse des coupes dans les effectifs de l’État résulte, sans surprise, de créations de postes (à l’intérieur, dans la justice ou aux armées en particulier) mais aussi de la sanctuarisation d’un certain nombre d’emplois. Cette sanctuarisation, non prévue initialement dans certains cas (à l’éducation notamment, où les effectifs seront stables en 2020), est le fruit notamment de la pression sociale qui a pu être exprimée à l’occasion du mouvement des “gilets jaunes” et du grand débat national organisé consécutivement.

“Nous avons pris [en compte] la conséquence du grand débat”, a souligné en ce sens le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, vendredi 27 septembre devant la commission des finances de l’Assemblée nationale. Quelques heures plus tôt, à l’issue du Conseil des ministres où fut présenté le projet de budget, le locataire de Bercy avait expliqué que le président de la République “a entendu la demande de plus de service public”. Une communication dans la droite ligne de celle du chef de l’État, Emmanuel Macron, qui avait déjà préparé le terrain à un abandon de sa promesse de campagne lors de sa conférence de presse post-grand débat, le 25 avril dernier. 

Au total, sur la durée du quinquennat, 27 000 postes environ seront supprimés à l’État et 17 000 postes créés, d’où ce solde de 10 500 suppressions de postes effectives avancé par l’exécutif.

La territoriale, bonne élève

À l’inverse de l’État, les collectivités devraient quant à elles réussir à tenir l’objectif fixé en 2017 de 70 000 suppressions de postes durant le quinquennat. “On y arrivera […] grosso modo”, avait déjà indiqué au mois d’avril Gérald Darmanin en mettant en avant le processus de contractualisation financière mis en place entre l’État et les collectivités pour limiter la hausse des dépenses de ces dernières.

“Le fait de tenir les dépenses de fonctionnement à 1,2 % nous amène naturellement à remplir cet objectif” de suppressions de postes dans la territoriale, a-t-il confirmé ce vendredi 27 septembre à l’issue du Conseil des ministres. Le gouvernement devrait présenter dans les prochains mois un bilan des suppressions de postes dans les collectivités. 

acteurs publics : ARTICLE PUBLIE LE LUNDI 30 septembre 2019 & BASTIEN SCORDIA

 

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