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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

QUALITÉ DES SERVICES PUBLICS

28 Décembre 2019 , Rédigé par FO Services Publics 51

 

 

Les Français prêts à payer plus d’impôts pour améliorer la qualité du service public

Selon le dernier baromètre de l’Institut Paul Delouvrier, les Français ont une opinion plus positive des services publics. Paradoxalement, ils seraient désormais majoritairement disposés à payer plus d’impôts pour en améliorer la qualité. 

Payer plus pour avoir des services publics de meilleure qualité ? C’est, contre toute attente, ce à quoi serait prête une majorité de Français, selon un sondage réalisé par Kantar pour l’Institut Paul Delouvrier et la direction interministérielle de la transformation publique (DITP). Le sondage livre des clés intéressantes sur la perception des services publics par les Français.

 

Il ressort notamment que plus de la moitié d’entre eux sont prêts à “améliorer les prestations fournies par les services publics quitte à augmenter le niveau des impôts et des prélèvements”. Un effet “gilets jaunes” ? “Après une baisse en 2018, la préférence pour une amélioration des services publics à une diminution des impôts atteint son niveau le plus haut depuis le début du baromètre”, relèvent ses auteurs. 

L’an dernier, les personnes sondées n’étaient que 43 % à le penser. La part des Français prêts à “diminuer le niveau des impôts et des prélèvements, quitte à réduire les prestations fournies par les services publics” a donc chuté de 12 points en l’espace d’un an. Et même de 20 points par rapport à 2014, où ce taux avait atteint son pic, à 65 %.

Les sympathisants de la gauche, notamment du Parti communiste français et du Parti socialiste sont, sans surprise, largement plus disposés à payer davantage d’impôts que ceux de La République en marche (54 %), du Rassemblement national (42 %) et des Républicains (34 %). Géographiquement, les habitants de la Bretagne, des Pays de la Loire, puis ceux d’Île-de-France et de Nouvelle-Aquitaine sont les plus disposés à payer plus d’impôts pour améliorer les services publics. 

Parmi les améliorations attendues, l’attention des Français se porte, comme souvent, principalement sur le raccourcissement des délais d’instruction de leurs dossiers. Ensuite, mais c’est étonnamment de moins en moins le cas, les Français veulent des démarches administratives plus simples et transparentes. La possibilité de joindre les services plus facilement et rapidement devient le troisième axe d'amélioration cité par les sondés, tandis que la diminution du coût des services est moins prégnante (- 9 points depuis 2015).

 

L’environnement fait une percée

Au global, il semblerait que les Français aient une opinion plus positive des services publics cette année. Ils sont 48 % désormais à avoir une “opinion positive moyenne” des différents services publics, soit 7 points de plus qu’en 2018. Et 74 % sont satisfaits des services publics, soit 3 points de plus. L’action des forces de sécurité reste en tête des services dont les Français ont la meilleure opinion (65 %).

La Sécurité sociale arrive en seconde position et progresse de 6 points, tandis que les impôts font un bond fulgurant de 15 points pour atteindre l’équilibre parfait entre les Français qui en ont une bonne opinion et ceux qui en une mauvaise. De même pour l’emploi et le travail, pour lesquels l’action de l'État, bien qu’elle reste reste très mal vue des Français, est désormais considérée comme positive par 34 % des personnes interrogées, soit 13 points de plus que l’année dernière. 
Tout comme le baromètre de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) sur les usages numériques laissait récemment poindre une prise de conscience écologique des Français, ce baromètre-ci pointe aussi leur intérêt croissant pour l’environnement.

Si, pour la première fois, la santé publique devient le domaine dans lequel l’action des pouvoirs publics est la priorité des Français, devant l’emploi et le travail, puis l’éducation, “les attentes en matière d’environnement sont de plus en plus prégnantes, et ce domaine focalise désormais davantage d’attentes que la police, la gendarmerie et la justice”, indique le document.

L’environnement grimpe donc à la quatrième place des préoccupations des Français, avec 5 points supplémentaires par rapport à 2018. La justice recule, elle, de 4 points. C’est néanmoins l’un des 3 domaines, avec l’environnement et l’emploi, dans lesquels les Français jugent l’action de l’État plus satisfaisante. 

ACTEURS PUBLICS : ARTICLE PUBLIE LE VENDREDI 13 DECEMBRE 2019 & EMILE MARZOLF

 

Le Premier ministre précise son plan

Lors d'une allocution très attendue, le Premier ministre s'est employé à dissiper le flou sur la réforme des retraites et a multiplié les concessions. Ainsi, la première génération concernée par la réforme sera celle de 1975. En revanche, Edouard Philippe est resté ferme sur le relèvement à 64 ans de l'âge de la retraite à taux plein, une mesure qui crispe les syndicats. Pour la fonction publique, des bilatérales de concertation sont prévues sur trois thèmes : prise en compte des primes et assiette de cotisation ; pénibilité ; dispositif de transition.  

 

Après une semaine de fortes perturbations dans les transports publics et deux journées de grèves et de manifestations interprofessionnelles, le Premier ministre a confirmé les grands principes de la réforme des retraites voulue par l'exécutif, tout en annonçant plusieurs ouvertures dans l'objectif de faciliter son acceptation. A la mi-journée, ce mercredi 11 décembre, Edouard Philippe a prononcé pendant près d'une heure une allocution très attendue, dans l'hémicycle du Conseil économique, social et environnemental (Cese).
Pour tenter de gagner la confiance des Français, le Premier ministre a annoncé plusieurs garanties, dont une concernant la valeur du point. "Nous demanderons aux partenaires sociaux de fixer sa valeur et son évolution, sous le contrôle du Parlement", a-t-il promis. En outre, la valeur des points acquis sera progressivement indexée sur les salaires, soit un indicateur plus favorable que l'évolution des prix. En outre, cette valeur ne pourra diminuer.
Le gouvernement tente de faire baisser la tension en reculant l'entrée en vigueur du système universel de retraites, qui sera un système par répartition (comme aujourd'hui), fondé sur un décompte non en trimestres, mais en points ("chaque heure travaillée ouvrira des droits"). Dans son rapport de juillet dernier, le Haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, envisageait une application "au plus tôt aux personnes nées en 1963" et ce à partir de 2025. Le gouvernement n'a pas retenu cette hypothèse. La première génération concernée par la réforme sera celle de 1975. Les actifs nés cette année-là prendront leur retraite "vers 2037", a calculé le Premier ministre. Mais "70% de la retraite de ces personnes seront encore calculés selon l’ancien système". Le basculement vers le système sera très progressif. Ce sera également le cas pour les personnes qui rejoignent le nouveau régime : "Toute la partie de carrière effectuée jusqu’à 2025 donnera lieu à une retraite calculée selon les anciennes règles", a détaillé le Premier ministre. La génération 2004, qui aura 18 ans en 2022, sera la première à intégrer le nouveau système.

Age d'équilibre de 64 ans en 2027

L'âge minimal de départ à la retraite demeurera à 62 ans. Mais pour obtenir un taux plein, les Français devront travailler jusqu'à 64 ans. Un système de "bonus-malus" les incitera à "travailler plus longtemps", selon Edouard Philippe. Suivant des prévisions établies par le Conseil d'orientation des retraites, le rapport Delevoye préconisait de fixer à 2025 l'entrée en vigueur de la mesure. Mais l'exécutif a décalé cette échéance à 2027.
Toutefois, une possibilité de départ à taux plein avant 64 ans sera également ouverte au bénéfice des travailleurs handicapés. En outre, le dispositif des "carrières longues" sera maintenu : les personnes qui ont commencé à travailler avant l'âge de 20 ans pourront continuer de partir deux ans avant les autres. Ceux qui exercent "des métiers usants" bénéficieront du même avantage.
Le rapport Delevoye prévoyait une extinction progressive du dispositif des "catégories actives" dans la fonction publique (qui donne la possibilité aux agents qui exercent des métiers pénibles ou dangereux de partir en retraite de manière anticipée). A la place, il prévoyait d'élargir au secteur public le compte pénibilité en vigueur aujourd'hui dans le privé. Edouard Philippe a confirmé cette option. En outre, les pompiers et les policiers (à l'instar des militaires et des gendarmes), continueront à bénéficier de dérogations d’âge et de bonifications de durée.

La concertation continue

Confirmant que, dans le secteur public, les primes des agents seront prises en compte pour le calcul des pensions, le chef du gouvernement a estimé que "pour des millions de fonctionnaires, ce sera une avancée majeure". "Leurs primes leur permettront d’acquérir des droits", a-t-il souligné, sans pour autant préciser le calendrier et les éventuelles mesures destinées à accompagner ce changement.
Après une présentation en conseil des ministres le 22 janvier prochain, le projet de loi de réforme des retraites sera en discussion au Parlement à partir de la fin février. "Il renverra à des ordonnances ou à des décrets les précisions sur les transitions", a précisé Edouard Philippe. En assurant que "le dialogue social va continuer pour en préciser les modalités".
Sous la houlette du Haut-commissaire à la réforme des retraites, la concertation sur la réforme, avec les représentants des organisations syndicales et des employeurs, a débuté dès cette semaine. Pour la fonction publique, des bilatérales sont prévues sur trois thèmes : prise en compte des primes et assiette de cotisation ; pénibilité ; dispositif de transition. Au total, pas moins de 27 réunions seront organisées d’ici à janvier 2020. Parmi les scénarios proposés à la réflexion par Jean-Paul Delevoye pour intégrer progressivement les primes dans l'assiette de cotisations : appliquer un taux spécifique à ces dernières. Cette hypothèse "permet de lisser la montée en charge, avec un effet identique quelle que soit la catégorie ou la part de primes", avancent les services du Haut-commissaire. "Pour une transition de 15 ans, le taux de cotisation pourrait ainsi être relevé pour les seules primes de 0,5 point par an".

Localtis : Article publié le mercredi 11 Décembre 2019 & Thomas Beurey / Projets publics

 

 

 

 

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