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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

FORMATION PROFESSIONNELLE

9 Mars 2024 , Rédigé par FO Services Publics 51

Le soutien public à la formation professionnelle dans le viseur du Palais-Bourbon

Il faut interroger le dimensionnement du soutien public aux dispositifs d’apprentissage et de formation professionnelle. C’est la conviction de la commission des finances de l’Assemblée nationale, qui vient de lancer une mission d’information sur les dépenses budgétaires et fiscales en faveur de ces dispositifs. Créée à la demande du groupe Renaissance, cette mission débute ses travaux cette semaine avec l’audition de 4 personnes : Michel Houdebine, le directeur de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) ; Jérôme Marchand-Arvier, le délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) ; Bruno Coquet, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) ; et Antoine Amiel, fondateur de Learn Assembly et expert auprès de la Fondation Jean-Jaurès.

L’objectif de cette mission d’information est, selon son corapporteur, Dominique Da Silva (Renaissance), de “contrôler l’efficacité et l’efficience de l’usage des derniers de l’État, des régions et des partenaires sociaux au profit de la formation professionnelle – soit plus de 30 milliards d’euros –, au service de la meilleure adéquation entre les besoins dans les territoires et l’accessibilité des dispositifs tels que l’alternance”.

Dans une “note thématique” publiée en juillet dernier, la Cour des comptes appelait déjà à “recentrer” le soutien public à la formation professionnelle et à l’apprentissage et à “mieux cibler la dépense publique vers des publics prioritaires et pour des actions vraiment utiles à la montée en qualification des actifs”. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, selon la Rue Cambon. Aussi la mission d’information de l’Assemblée promet-elle notamment de porter une “attention toute particulière à ce que les jeunes et les personnes éloignées du monde du travail soient les premiers bénéficiaires d’outils”, tels que la validation des acquis de l’expérience (VAE) ou encore le compte personnel de formation (CPF). Un CPF pour lequel l’exécutif a décidé d’instaurer un reste à charge pour les salariés, comme vient de l’annoncer Bercy dans le cadre du nouveau plan d’économies de l’État.

ACTEURS PUBLICS : Article publié le mercredi 21 février 2024 & Bastien SCORDIA

 

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