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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

FONCTION PUBLIQUE

20 Novembre 2025 , Rédigé par FO Services Publics 51

L’exécutif défend une “reprise en main” de la masse salariale

Lors de la présentation du projet de loi de finances de fin de gestion (PLFG) pour 2025, la ministre Amélie de Montchalin a mis en avant une “reprise en main” de la masse salariale de l'État, qui devrait être contenue à + 1,1 % cette année, après + 6,7 % en 2024. Cela fait suite au serrage de vis décidé par l’exécutif s’agissant des rémunérations au sein de la fonction publique, qui est appelé à se poursuivre en 2026.

C’est le dernier jalon de l’exécution du budget 2025. Le gouvernement Lecornu a présenté, le lundi 10 novembre en Conseil des ministres, le projet de loi de finances de fin de gestion (PLFG) pour 2025. Un texte qui procède aux ajustements de crédits et d’emplois nécessaires à la fin de gestion de l’année. L’objectif est d’“assurer un atterrissage de la dépense de l’État conforme aux arbitrages rendus” dans le cadre de la loi de finances initiale, a indiqué la ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, lors d’une audition par la commission des finances de l’Assemblée nationale ce mercredi 12 novembre.

Outre ces ajustements techniques, ce texte “confirme l’effort de maîtrise de la dépense publique”, affirme Bercy, en attestant la prévision d’un déficit public à 5,4 % du PIB en 2025. “Cet objectif est en passe d’être respecté”, a détaillé en Amélie de Montchalin en se référant à l’avis du Haut Conseil des finances publiques (HCFP) sur ce projet de loi. Celui‑ci estime en effet que cette prévision “reste crédible”. “Cela ne signifie pas qu’une exécution avec un déficit public de 5,4 points de PIB soit certaine, mais que cette prévision apparaît centrale au regard des informations disponibles à ce jour et que les aléas autour de celle‑ci sont globalement équilibrés”, ajoute l’instance présidée par Pierre Moscovici.

Hausse la masse salariale contenue

Devant les députés de la commission des finances, la ministre en a notamment profité pour mettre en avant la “tenue” des dépenses publiques au cours des onze premiers mois de l’année. “Nos finances publiques ont fait un pas essentiel vers la voie de la consolidation”, a‑t‑elle abondé, en évoquant de “vraies économies” de la part de l’État “dans tout ce qu’il peut piloter”, et en particulier la masse salariale et les dépenses de rémunération.

À ce propos, Amélie de Montchalin a ainsi fait valoir “une forme de reprise en main” de cette masse salariale. Hors cotisations employeurs au “CAS Pensions”, les dépenses de rémunération de l’État devraient progresser de 1,1 % en 2025 par rapport à 2024, est‑il écrit dans le PLFG. Ce qui marquerait donc une forte diminution par rapport à la hausse de 6,7 % constatée en 2024.

“Le strict respect des enveloppes catégorielles et du schéma d’emplois de l’État a permis de contenir l’augmentation de la masse salariale de l’État au même niveau que l’inflation, attendue elle aussi à + 1,1 % en 2025”, y est‑il également écrit. “Quand on a une masse salariale à + 1,1 %, on ne peut pas dire qu’on a laissé dériver la gestion des ressources humaines”, a affirmé la ministre.

Un serrage de vis porteur de conséquences

Cette augmentation contenue de la masse salariale de l’État fait suite au serrage de vis décidé par le gouvernement Bayrou puis Lecornu s’agissant des rémunérations au sein de la fonction publique. À savoir le gel de la valeur du point d’indice, mais aussi des mesures catégorielles de revalorisation. La croissance de la masse salariale de l’État devrait ainsi être limitée au seul effet du “GVT”, le “glissement vieillesse technicité”. Un terme technique bien connu du monde de la fonction publique et qui correspond à l’augmentation quasi automatique des rémunérations des agents publics en raison, notamment, des avancements liés à l’ancienneté.

Ce serrage de vis est d’ailleurs amené à se poursuivre en 2026, puisque l’exécutif table déjà sur une hausse de la masse salariale “autour de 1,7 %”, seulement comme l’a indiqué Amélie de Montchalin mi‑octobre lors de la présentation du projet de loi de finances (PLF) pour 2026. Au grand dam des organisations syndicales, le gouvernement Lecornu exclut en effet de nouveau une hausse du point d’indice et compte limiter au strict minimum les mesures catégorielles.

Cette maîtrise de la masse salariale n’est pas pour autant sans conséquence pour les agents publics, a prévenu la ministre devant la commission des finances ce 12 novembre : “Derrière cela, nous avons malheureusement un équilibre pas soutenable à long terme comme nous avons des agents publics qui, aujourd’hui, n’ont aucune perspective salariale, ce qui nuit à l’attractivité de la fonction publique.”

ACTEURS PUBLICS : Article publié le mercredi 12 novembre 2025 & Bastien SCORDIA

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