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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

Ircantec : des résultats solides pour la retraite des contractuels et des élus locaux

7 Septembre 2026 , Rédigé par FO Services Publics 51

Source : La Gazette 

 

L’Ircantec affiche des résultats positifs, selon les résultats de la caisse de retraite présentés le 2 juillet. Son président explique ces résultats par le pilotage paritaire de l’organisme, par opposition à la gestion de l’État. Les cotisations de la caisse seront relevées et les pensions peut être désindexées de l’inflation.

Emmanuel Franck

Publié le 15 juillet 2026 à 15h34 Partager

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Les agents contractuels des collectivités et les élus locaux peuvent être rassurés, leur retraite est garantie pour au moins 30 ans. L’Ircantec, la caisse de retraite des contractuels de la fonction publique, des fonctionnaires à temps non-complet et des élus locaux, présentait, le 2 juillet à Paris, ses résultats. Le régime, auquel quasiment toutes les communes cotisent puisque 35 000 y comptent au moins un cotisant, se porte bien.
L’Ircantec est une retraite par points et par répartition. Elle compte 3,2 millions de cotisants -jeunes et qui ne restent pas longtemps en poste- pour 2,4 millions d’allocataires, soit un ratio de 1,3 pour 1. Quoique ce ratio soit moins favorable que dans le régime de base (1,59 pour 1 en 2023) ou dans celui des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers (CNRACL ; 1,6 pour 1 en 2023), l’Ircantec affiche un résultat positif (+1,1 Md€ en 2025) et d’importantes réserves (18,6 Md€).

« Si nos gouvernants avaient la même vision, l’État serait mieux géré »

« Nous gérons par consensus, à 30 ans, en bon père de famille, explique Jean- Christophe Couvy, président de l’Ircantec. Si nos gouvernants avaient la même vision, l’État serait mieux géré ». Cette restitution du rapport d’activité est l’occasion d’une critique de la gestion de l’État, et notamment des retraites. Contrairement au régime de base et à la CNRACL, où l’État intervient, mais à l’image de l’Agirc-Arrco (la retraite complémentaire des salariés du privé), l’Ircantec est réellement administrée par les partenaires sociaux.

Syndicats et employeurs décident notamment du niveau des cotisations et de celui des pensions, à condition toutefois de respecter deux règles de solvabilité de long terme. L’Ircantec doit avoir en caisse 1,5 année de prestations et garantir le paiement des prestations par les cotisations et la réserve sur une durée de 30 ans. Les partenaires sociaux ont également la main sur les placements financiers. La gestion au quotidien est assurée par la Caisse des dépôts. Actuellement, l’Ircantec est présidée par Force ouvrière et précédemment par l’Association des maires de France.

La solidité du régime à un prix

Les résultats de l’Ircantec s’étant dégradés du fait qu’elle doit servir de plus en plus de pensions alors que le nombre de cotisants progresse moins vite, les administrateurs ont dû se résoudre, fin 2025 et pour respecter les deux règles de solvabilité, à augmenter les cotisations des salariés et des employeurs. Ils se sont en outre donné la possibilité de désindexer les pensions de l’inflation. Deux décisions difficiles, admet Christophe Iacobbi, vice-président (AMF) de l’Ircantec, car « les finances des collectivités sont asséchées », du fait notamment de la hausse de 12 points de leurs cotisations à la CNRACL, imposée par le gouvernement. Quant à la décision d’éventuellement désindexer les pensions (si nécessaire 0,3 point sous l’inflation en 2028 et

2029), elle a été compliquée pour les syndicats puisqu’elle réduirait le pouvoir d’achat des retraités. C’est la « vertu du paritarisme » que de parvenir à ce genre de consensus, estime Jean-Christophe Couvy.
Le président de l’Ircantec ne voit pas d’un bon œil la proposition, formulée dans un rapport d’inspection consacré à la CNRACL, de création d’un « pôle public » regroupant les régimes de retraites des trois fonctions publiques. Cela reviendrait à diluer les réserves de l’Ircantec dans les dettes de la CNRACL. « C’est de la science-fiction », déclare Jean-Christophe Couvy. Christophe Iacobbi signale que ce rapport d’inspection a fait l’objet d’une présentation au Conseil supérieur de la fonction publique territoriale et est étudié par la Coordination des employeurs territoriaux.

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