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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

FORMATION

23 Juin 2021 , Rédigé par FO Services Publics 51

L’État cherche à former ses recruteurs

Un marché interministériel de prestations de formation des agents de l’État dans le domaine du recrutement vient d’être lancé. Des formations pour les agents en recherche de mobilité sont également prévues.

5,7 millions d’euros : c’est le montant du marché interministériel que le gouvernement vient de lancer pour des prestations de formation relatives au recrutement à destination d’agents de l’État, affectés en centrale comme en déconcentré, et notamment dans les plates-formes d’appui interministérielles à la GRH (PFRH). L’appel d'offres a été publié au “Bulletin officiel des marchés publics” (BOAMP) le 11 juin.

Prévu pour une durée ferme de deux ans et reconductible jusqu’à quatre ans, cet accord-cadre s’inscrit dans la démarche de transformation de la fonction “recrutement” initiée au cours des dernières années par le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques et sa direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP). Et ce, notamment, depuis les évolutions introduites en la matière par la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019. 

Reste que cette fonction “recrutement” devait encore être professionnalisée, d’où le marché interministériel qui vient d’être lancé. Des prestations de formation qui permettent aussi de combler le vide laissé par l’enterrement du projet d’agence de reconversion des agents de l’État. Annoncée en 2018, celle-ci ne verra finalement pas le jour, l’exécutif lui ayant préféré une professionnalisation de la fonction d’accompagnement au sein des ministères. 

3 lots

Ce marché, dans le détail, est divisé en 3 lots. Les deux premiers sont destinés aux acteurs RH en charge du recrutement et aux managers recruteurs et concernent des prestations de formation “sur l’ensemble du processus de recrutement”. “De la définition du profil recherché jusqu’à l’intégration du nouveau collaborateur, en passant par la rédaction de la fiche de poste, le sourcing, la présélection et la conduite de l’entretien”, est-il précisé dans le cahier des charges du marché. La différence entre ces deux lots réside dans la durée du parcours de formation prévue (court ou long). 

Le troisième lot est quant à lui destiné aux agents en recherche de mobilité, avec des formations visant à “répondre” à leurs besoins “en matière de conception et de validation du projet de mobilité professionnelle, de sa mise en œuvre et de la préparation de la prise de poste”.

Comme le précise le cahier des charges du marché, “le recensement des besoins de formation établit le total prévisionnel des formations à plus de 180 formations devant se décliner en sessions suffisantes pour accueillir 300 000 stagiaires, tous publics confondus”. 

Un marché piloté par la Place Vendôme 
L’accord-cadre est porté par le ministère de la Justice, et plus précisément par le bureau du recrutement et de la formation professionnelle de sa direction des ressources humaines, mais aussi par le service des achats du ministère. Et ce conformément au mandat de délégation de gestion de la direction des achats de l’État (DAE) pour les marchés interministériels, la DGAFP étant cheffe de file de la filière RH. Outre la coordination de la mise en place de cet accord-cadre, le ministère de la Justice sera chargé du suivi de son exécution par les ministères. “Les marchés interministériels permettent des mutualisations, explique une cheville ouvrière du dossier. Les marchés peuvent donc être portés soit par des entités qui ont un temps d’avance dans le domaine et le partagent avec d’autres, soit par des entités qui expriment un besoin urgent, en l’occurrence ici, le ministère de la Justice”.

ACTEURS PUBLICS : ARticle publie le mercredi 16 juin 2021 & BASTIEN SCORDIA

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