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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

TRANSFORMATION PUBLIQUE

5 Octobre 2022 , Rédigé par FO Services Publics 51

Le Conseil d’État pousse à un usage plus intensif des réseaux sociaux par l’administration

L’administration doit “optimiser” l’usage des réseaux sociaux, affirme le Conseil d’État dans son étude annuelle, présentée mardi 27 septembre. Ce qui, selon le Palais-Royal, passe par la généralisation de la présence des administrations sur les réseaux sociaux grand public, mais aussi par le développement de réseaux sociaux internes. Demeure néanmoins la problématique de la formation des décideurs publics…

Twitter, Facebook, Instagram, TikTok… La puissance publique “doit utiliser à plein le potentiel que représente l’usage des réseaux sociaux pour une administration efficace”. C’est le Conseil d’État qui le dit dans son étude annuelle 2022, présentée ce mardi 27 septembre et intitulée “Les réseaux sociaux, enjeux et opportunités pour la puissance publique”.

Le Palais-Royal recommande ainsi un “usage plus intensif” de ces réseaux sociaux par l’administration. Et ce pour “mieux toucher certains publics”, mais également pour “favoriser un fonctionnement interne moins vertical et plus coopératif”, est-il indiqué dans son étude. 

Outre l’utilisation des réseaux sociaux “alternatifs” pour les “échanges sensibles” avec les administrés, le Conseil d’État recommande en effet de “généraliser” la présence de la puissance publique sur les réseaux sociaux grand public. Ce sont, détaille-t-il, des “relais à part entière” des politiques publiques. 

Un intérêt pour la communication interne comme externe 

Cette “révolution” des modes de relations avec l’administration doit malgré tout être “organisée au mieux pour ne pas dévoyer son objet”, avertit le Palais-Royal. D’où la nécessité, selon lui, de généraliser également le recours aux community managers pour l’animation de ces relations avec les administrés. 

Quand des propos sur les réseaux sociaux justifient un refus de titularisation

Outre la communication externe, le Conseil d’État appelle aussi à la “transformation” de la communication interne des administrations via ces mêmes réseaux sociaux. “Expérimenter à large échelle les réseaux sociaux internes peut être intéressant, développe l’institution. Pour partager les expériences entre directions et échanger des bonnes pratiques, pour décloisonner certains services et apporter de la transversalité aux échanges, les échanges horizontaux que permettent les réseaux sociaux pourraient s'avérer très utiles.” 

Pour le Palais-Royal, néanmoins, ce développement des réseaux sociaux internes doit être accompagné d’une réflexion sur la définition des différents niveaux de discussion pour les “rendre compatibles” avec l’organisation hiérarchique de l’administration. 

“Formation continue de pointe”

Mais si le Conseil d’État appelle la puissance publique à optimiser l’usage des réseaux sociaux, encore faut-il résoudre une problématique, celle de la culture numérique des responsables publics. “Même si les enjeux liés au numérique paraissent désormais incontournables, il apparaît que l’administration demeure encore trop imparfaitement préparée à ces problématiques”, pointe-t-il dans son étude. S’agissant plus précisément des réseaux sociaux, ajoute celle-ci, leur usage est “plus développé mais comporte des risques pour les agents qui n’en maîtrisent pas tous parfaitement les enjeux, notamment s’agissant de l’expression sur les réseaux”. 

Enquête exclusive : un niveau de compétences numériques encourageant chez les agents de l’État

Aussi le Palais-Royal recommande-t-il de développer les outils de formation et d’expertise des décideurs publics. Et ce même si des formations au numérique sont déjà dispensées aujourd’hui aux cadres supérieurs, notamment par l’Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE). Si le Conseil d’État appelle à poursuivre ces actions, il manque malgré tout à ses yeux un “outil permettant de partager l’ensemble des compétences que la question de la régulation des plateformes requiert afin d’acquérir une culture commune et des réflexes pertinents”.

D’où sa recommandation d’instaurer une “formation continue de pointe” des décideurs publics pour “créer une culture commune du numérique en général” et donc “notamment sur les réseaux sociaux”. Le tout sur le modèle des formations que dispenses aujourd’hui l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). 

ACTEURS PUBLICS : article publie le mardi 27 septembre 2022 & BASTIEN SCORDIA

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