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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

FONCTION PUBLIQUE

30 Octobre 2017 , Rédigé par FO Services Publics 51

FONCTION PUBLIQUE

FONCTION PUBLIQUE

La flamme du service public toujours vive chez les fonctionnaires

Bien plus que le salaire, c’est la gestion des ressources humaines qui prime pour s’épanouir dans son travail, révèle une note de Sciences Po Paris qui montre des différences d’appréciation entre les fonctions publiques dans ce domaine. Une seule vraie différence sépare salariés du privé et fonctionnaires : la motivation pour le travail, qui est davantage exprimée dans le secteur public.
 

D’abord, la reconnaissance de l’investissement personnel. Ensuite, l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Enfin, les perspectives de carrière. Qu’on soit fonctionnaire ou salarié du privé, en moyenne, les critères de satisfaction à l’égard de notre emploi ne varient guère. C’est l’une des principales conclusions de la note publiée le 18 octobre par Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS-Cevipof*.

Contrairement à une idée reçue, “le niveau de satisfaction à l’égard de son emploi ne dépend que faiblement du niveau de revenu ou du niveau de diplôme”, souligne l’étude. De la même façon, le niveau de diplôme n’a qu’un effet statistique très faible, puisque les titulaires d’un BEPC ou d’un CAP sont 56 % à être satisfaits de leur emploi contre 64 % des diplômés d’une grande école.

Il n’existe que deux vraies différences entre les fonctionnaires et les salariés du privé : “Le niveau de satisfaction à l’égard de l’emploi dépend beaucoup moins, dans la fonction publique, de la reconnaissance de l’investissement personnel dans le travail ou bien du fait que la rémunération soit individualisée et dépende de l’effort personnel”, relève Luc Rouban.

“Motivation de service public”

La satisfaction éprouvée par les agents publics viendrait donc de “motivations intrinsèques comme le service rendu aux usagers ou à la communauté ou comme le sentiment moral d’avoir contribué au bien-être social”. “Globalement, l’existence d’une « motivation de service public » est vérifiée dans la France de 2017”, expose le chercheur.

En revanche, dans le privé, priment la préservation de l’emploi et les perspectives de carrière ou les rémunérations. Pour leur part, “les fonctionnaires font peu mention de la préservation de l’emploi à l’exception des contractuels et des agents de catégorie C” mais “ils donnent nettement la priorité à l’utilité de leur travail et, dans une moindre mesure, à l’intérêt des tâches accomplies”.

Ciblant le cas précis des cadres, Luc Rouban observe que “la distribution des motivations prioritaires est sensiblement différente” entre ceux du privé et du public. “Alors que 19 % des premiers placent en premier la rémunération ou la carrière, on ne trouve que 7 % des seconds pour faire de même.” Inversement, “si 8 % des cadres du privé mentionnent en premier l’utilité de leur travail pour les autres, c’est le cas de 24 % des cadres A de la fonction publique”, poursuit le chercheur.

De l’impact d’une “bonne gestion”

Quant à l’environnement de travail, il est “bien meilleur pour les cadres du privé que pour les cadres A de la fonction publique et surtout pour les enseignants”, avance l’étude. Mais inversement, les employés du privé connaissent “une situation globalement plus médiocre que les fonctionnaires de catégorie C”. Par ailleurs, au sein des fonctions publiques, l’hospitalière est la moins bien lotie.

Au sein de la fonction publique, la proportion d’agents déclarant une situation de “bonne gestion” est de 35 % dans la fonction publique hospitalière, de 39 % chez les fonctionnaires de l’État et de 48 % chez les territoriaux, détaille Luc Rouban. Paradoxalement, c’est dans la catégorie A que cette proportion est la plus basse (36 %) alors qu’elle monte sensiblement dans les catégories B et C (44 %).

Au total, il apparaît que 40 % seulement des salariés sont dans une situation de bonne gestion, une moyenne identique chez les salariés du privé et chez les fonctionnaires, mais qui descend légèrement, à 38 %, chez les agents des entreprises publiques.

 acteurs publics : Article publie le jeudi 19 octobre 2017 & sOAZIG LE NEVÉ

 

* Enquête électorale du Cevipof menée en janvier 2017 auprès de 15 513 enquêtés (6 113 salariés du privé, 2 578 fonctionnaires et 793 salariés des entreprises publiques).

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