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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

SERVICES PUBLICS

8 Mai 2020 , Rédigé par FO Services Publics 51

Les préconisations des DRH des collectivités pour une reprise progressive et sécurisée de l’activité

 

L’Association des directeurs des ressources humaines (DRH) des grandes collectivités formule une série de recommandations pour “accompagner et sécuriser la reprise progressive de l’activité”. “Toute activité pourra être reprise en présentiel à deux conditions cumulatives : quand elle présentera un caractère vital pour le service à la population ou au territoire ET quand l’ensemble des conditions de sécurité de la reprise auront été réunies”, préconisent les responsables RH. 

 

“Progressivité, sécurité des agents, proximité et dialogue social”. Tels sont les principes de la réflexion menée par l’Association des DRH des grandes collectivités pour “accompagner et sécuriser la reprise progressive de l’activité” au sein du secteur public local. Alors que la première phase de déconfinement doit débuter le 11 mai prochain, l’association a publié en ce sens, vendredi 1er mai, une série de préconisations pour les plans de reprise de l’activité.

Les directeurs des ressources humaines en sont convaincus : la reprise des activités au sein des collectivités “sera nécessairement progressive”, “eu égard aux contraintes d’organisation du travail auxquelles il faudra s’adapter et eu égard à un absentéisme qui restera élevé”. Et ce notamment en raison de la future réouverture, elle aussi progressive, des établissements scolaires, et donc de la toujours prégnante problématique des gardes d’enfants par les agents territoriaux. 

Maintien du télétravail

“Dans ce contexte”, l’association préconise (comme l’exécutif) “le maintien du télétravail pour les activités qui le permettent”. Pour rappel, le télétravail est la “règle impérative” dans la fonction publique depuis le début du confinement, sauf pour les agents dont la présence était requise pour des nécessités de continuité de service. 

Ce mode de travail “permet aujourd’hui à une grande part des activités d’être maintenues et doit être favorisé, pour tenir compte des contraintes de déplacement des agents (liées notamment aux transports en commun) et pour tenir compte aussi du desserrement nécessaire dans les espaces de travail”, souligne l’association. Sur ce point, elle appelle aussi à aborder la question du droit à la déconnexion “pour installer sereinement” le mode de travail qu’est le télétravail. 

Préserver la santé des agents

L’association recommande également d’“ajuster le rythme de la reprise et des réouvertures aux mesures de protection disponibles”. Et de préconiser une “ligne directrice de la reprise” : “toute activité pourra être reprise en présentiel à deux conditions cumulatives : quand elle présentera un caractère vital pour le service à la population ou au territoire ET quand l’ensemble des conditions de sécurité de la reprise auront été réunies”.

“Nos collectivités doivent cumuler deux obligations de résultat : la préservation de la santé des agents et la continuité du service public en assurant la sécurité des usagers”, explique l’association. L’occasion pour celle-ci d’aborder la question du port du masque et d’une “coresponsabilité agents-usagers”.

Les DRH des grandes collectivités recommandent ainsi un port de masque “obligatoire pour les agents publics mais également pour les usagers qui fréquentent les lieux et équipements publics”. “C’est en réaffirmant la coresponsabilité des agents publics et des usagers, par un port de masque massif des uns et des autres, que nous pourrons réunir les conditions de réouverture progressive de certains établissements/services publics”, affirment-ils. 

Décentralisation

Dans tous les cas, soigne l’association, l’organisation du travail prévue dans le cadre de la reprise d’activité “ne pourra pas se décréter d’en haut”. “Elle doit être définie de façon décentralisée, sur le terrain et au plus près des équipes (matériel à mettre à disposition, réorganisation des locaux, mise à disposition de gel à l’entrée des lieux publics, roulement, réorganisation de plannings…), expliquent les DRH. Cela suppose de laisser chaque collectivité déterminer en fonction de ses capacités d’adaptation et en fonction de la situation sanitaire de son territoire le calendrier de remise en route des activités.”

Les responsables RH avancent néanmoins quelques principes, tels que l’implication des agents dans leurs conditions de travail, l’association des managers de terrain ou encore la souplesse dans l’organisation. 

Concertation primordiale 

Si ce dernier point “n’est pas syndicalement le plus consensuel”, l’association “revendique” néanmoins “de pouvoir agir avec souplesse dans la période, de pouvoir réajuster des plannings de travail (dans le respect des bornes légales) et revisiter de façon temporaire le cadre délibéré du temps de travail (modalités d’organisation des horaires variables, fixes…)”. Et ce, notamment, en “favorisant, dans la limite des nécessités liées aux missions bien sûr, des prises de poste à des horaires évitant les pics de fréquentation au sein des transports en commun” ou encore “des dédoublements d’équipe (et de planning) pour favoriser la distanciation sociale sur le terrain”.

Autant d’ajustements qui nécessiteront un dialogue social “à tous les étages”, prévient l’association, pour laquelle “la condition de réussite pour la reprise progressive d’activité réside dans la capacité de chaque employeur public local à expliquer ses choix et à concerter”.

 

ACTEURS PUBLICS : article publie le lundi 4 mai 2020 & bASTIEN SCORDIA

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