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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

RECRUTEMENT

31 Mars 2021 , Rédigé par FO Services Publics 51

Bientôt des banques d’épreuves communes aux concours de la fonction publique ?

La ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, vient d’indiquer qu’elle réfléchissait à mettre en place de telles mutualisations. C’était une des propositions de la mission Thiriez sur la réforme de la haute fonction publique. Plusieurs problématiques se poseraient toutefois si le projet était mené à son terme. Ce qui n’a rien de certain.

La revue des épreuves des concours de la fonction publique initiée par l’exécutif s’accompagnera-t-elle, à terme, d’une mutualisation de celles-ci ? Le gouvernement planche sur la question. “Dans le cadre de cette revue, je réfléchis à créer des banques d’épreuves communes pour qu’en passant une épreuve, vous augmentiez le nombre de possibles et d’emplois auxquels vous pouvez avoir accès”, a ainsi indiqué la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, à l’Assemblée nationale mardi 16 mars.

“Aujourd’hui, à chaque fois que l’on passe un concours, on repasse le droit public ou un certain nombre d’autres épreuves qui, globalement, testent toujours les mêmes compétences”, a-t-elle développé lors d’une audition par les députés de la commission des affaires culturelles et de l’éducation[cliquez ici pour consulter cette audition]. “Le but, c’est de pouvoir mutualiser un certain nombre de choses”, a ajouté Amélie de Montchalin, en rappelant les objectifs d’attractivité et d’ouverture de la fonction publique, et notamment de la haute fonction publique.

Une épreuve pour plusieurs concours

Jamais la ministre ne s’était prononcée aussi catégoriquement et publiquement en faveur de la mise en place de telles “banques d’épreuves communes”, à l’instar des concours communs des écoles d’ingénieurs (le concours Polytechnique-ENS, le concours commun Mines-Ponts ou le concours de Centrale-Supélec).

“On doit travailler sur la lisibilité des concours et sur le fait que, quand on se prépare à un concours, on puisse en passer plusieurs pour maximiser ses capacités à être reçu”, avait-elle ainsi uniquement indiqué en septembre dernier en marge d’un déplacement en Loire-Atlantique, à l’institut régional d’administration (IRA) de Nantes, où elle avait dévoilé ses premières pistes de travail sur la réforme de la haute fonction publique. 

Une référence, en creux, à la proposition de la mission Thiriez de créer une “banque d’épreuves communes” aux concours d’entrée à certaines écoles de service public : l’École nationale d’administration (ENA), l’Institut national des études territoriales (Inet), l’École des hautes études en santé publique (EHESP), l’École nationale de la magistrature (ENM) ou l’École nationale supérieure de la police (ENSP).  

Simple hypothèse

Devant les députés, Amélie de Montchalin n’a pas pour autant donné l’architecture de la mutualisation des épreuves à laquelle elle réfléchissait. Elle n’a, notamment, pas précisé quels concours et écoles de quels versants pourraient être concernés. Rien n’est arrêté, s’empresse-t-on effet de préciser dans l’entourage de la ministre : “Ce n’est qu’une hypothèse, les travaux sur la revue des épreuves viennent juste d’être engagés et ne sont pas terminés.” Le sujet, d’ailleurs, ne semble pas avoir encore été évoqué avec les écoles, selon nos remontées. 

Plusieurs problématiques viendraient toutefois à se poser si le projet de “banques d’épreuves communes” était mené à son terme : le calendrier tardif de cette revue, rendant difficile toute réforme d’ici la fin du quinquennat ; l’articulation avec la refonte prévue des épreuves des concours d’entrée à l’ENA ; ou encore la volonté certaine des écoles de maintenir leurs spécificités. 

Pour y remédier, la mission Thiriez proposait, dans son rapport, d’affecter à ces épreuves communes “un coefficient différent selon les écoles”, “lesquelles organiseraient des épreuves complémentaires pour tester les connaissances spécifiques requises par les métiers auxquels prépare chacune d’entre elles”. 

acteurs publics : article publie le mercredi 24 mars 2021 & BASTIEN SCORDIA

 

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