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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

CARRIERES

29 Avril 2017 , Rédigé par FO Services Publics 51

CARRIERES

 

La ministre des fonctionnaires veut une “reconnaissance du mérite” dans les carrières

Parmi les priorités du prochain quinquennat, doivent figurer la reconnaissance du mérite dans le déroulement de la carrière des agents et l’organisation d’états généraux du service public, estime la ministre Annick Girardin.

L’heure de faire les cartons approche. La ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, a voulu dresser un “testament politique” après quatorze petits mois passés à la tête de ce portefeuille en publiant une lettre, adressée le 21 avril au Premier ministre, Bernard Cazeneuve, où elle fait état des principaux chantiers menés dans son ministère et propose aussi une réflexion prospective sur la fonction publique à l’horizon 2025. Le genre de sortie à la mode. Quelques jours plus tôt, son collègue garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, avait déjà écrit une lettre ouverte à son successeur en lui indiquant les priorités…

“Le prochain quinquennat ne pourra faire l’économie d’états généraux du service public associant étroitement les usagers et les agents, afin de construire une vision partagée du périmètre et du niveau des services publics constitutifs de notre pacte social et de son impact sur la fonction publique”, écrit l’élue du Parti radical de gauche. Trois chantiers doivent être engagés, selon elle : l’un sur la politique salariale, un deuxième sur la réforme du dialogue social, avec une modification des règles de représentativité, un renforcement de la négociation et la modernisation du fonctionnement des instances de concertation. Un troisième chantier, consacré à l’agenda social, engloberait “la définition d’une politique d’attractivité territoriale afin d’assurer la présence d’agents expérimentés sur tout le territoire ainsi que la reconnaissance du mérite dans le déroulement de leur carrière”.

Difficulté à réformer

L’élue de Saint-Pierre-et-Miquelon en profite aussi pour défendre son bilan. La ministre, qui n’avait qu’un an pour agir et une fenêtre législative quasi inexistante, a d’abord dégelé le point d’indice à hauteur de 1,2 % en deux fois. Pour le reste, elle a poursuivi les chantiers initiés par sa prédécesseure, Marylise Lebranchu : la mise en place de l’accord sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR), avec l’instauration d’une carrière sur deux grades ; l’ouverture sociale de la fonction publique avec plusieurs actions visant à lutter contre les discriminations lors des recrutements ; l’élargissement de l’accès sans concours à un emploi de catégorie C. La ministre a aussi fait de la laïcité l’un de ses principaux combats, avec la publication d’une circulaire.

Mais, en un an, l’ancienne fonctionnaire de la jeunesse et des sports a aussi touché du doigt les difficultés qu’il y a à réformer. L’élaboration et la publication d’une circulaire sur le rappel des règles en matière de temps de travail ont fâché une partie des syndicats, alors qu’un rapport assez consensuel avait été rendu sur le sujet. La ministre a par ailleurs échoué à assouplir à la marge le système de mutation des fonctionnaires. Une réforme qui impactait directement le rôle des syndicats, lesquels ont tout de suite dénoncé le risque d’“arbitraire”. Un dernier décret doit encore être publié et durcit les règles en matière de pantouflage. Un texte mal perçu dans certaines franges de la haute fonction publique.

 

ACTEURS PUBLICS : JEUDI 27 AVRIL 2017 & PIERRE LABERRONDO

 

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