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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

FINANCES PUBLIQUES

13 Mai 2017 , Rédigé par FO Services Publics 51

FINANCES PUBLIQUES

Déficits publics : la Commission hésite

entre bienveillance et mise en garde

 

Dans ses prévisions économiques de printemps, dévoilées le 11 mai, la Commission européenne s'attend à un déficit de 3,2% du PIB en 2018, soit au-delà des 3% autorisés. De quoi mettre la pression sur le premier budget du quinquennat...

Européiste convaincu, le nouveau président de la République Emmanuel Macron a annoncé lors de la Journée de l’Europe, le 9 mai, vouloir remettre l’Union européenne… "en marche", proposant la création d’un poste de ministre des Finances de la zone euro. Mais si son élection a été très chaleureusement accueillie à Bruxelles, la France n’est pas en position de faire la pluie et le beau temps. Et c’est plutôt l’Europe qui entend remettre la France en marche. Car le pays fait partie des quelques Etats membres, avec la Grèce, l’Espagne et le Portugal, qui sont placés sous surveillance étroite en raison de la situation de leurs finances publiques. La France est dans cette situation depuis huit ans ! Dans ses prévisions économiques du printemps 2017, dévoilées ce jeudi 11 mai, la Commission table sur un déficit de 3% du PIB en 2017, soit la limité autorisée par le Pacte de stabilité. Mais elle anticipe, à situation constante, un déficit de 3,2% en 2018 ! Soit légèrement plus que dans ses prévisions d’hiver (3,1%). Autant dire que le nouveau président a la pression sur les épaules. Même si le commissaire européen aux Affaires économiques, le Français Pierre Moscovici, s’en est défendu. "Mon message n'est pas un message de pression, en aucun cas un message de sanction, c'est un message de confiance et de bienvenue", a-t-il déclaré, à cette occasion. Selon lui, avec un "effort minime", le pays devrait pouvoir rester dans les clous. De quoi temporiser les déclarations du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker qui, trois jours plus tôt, avait déclaré à la presse, à Berlin, que "les Français dépensent trop d’argent et ils dépensent au mauvais endroit".
Emmanuel Macron présentera dans les prochains jours son programme à la Commission européenne et à la chancelière allemande. Il a d’ores et déjà promis pendant sa campagne vouloir ramener
le déficit à 1% du PIB et la dette à 93,2% du PIB (contre 96% actuellement). Il compte pour cela sur un plan de réduction de 60 milliards d’euros de dépenses en cinq ans, qui passera par la suppression de 120.000 fonctionnaires dont 70.000 dans les collectivités locales. Dans cette optique, les collectivités sont invitées à réduire leurs dépenses de fonctionnement de 10 milliards d’euros. Le budget 2018 sera surveillé de près.
Heureusement, la Commission se montre assez optimiste sur le retour progressif de la croissance en France. Elle table sur une accélération de 1,4% en 2017 et 1,7% en 2018, contre 1,2% en 2016, soit le niveau de ses prévisions d’hiver. Cette situation devrait bénéficier à l’ensemble de la zone euro pour laquelle la Commission s'attend à une croissance de 1,7% en 2017 et de 1,8% en 2018. La Commission table aussi sur une légère baisse du chômage en France, à 9,9% en 2017 et 9,6 en 2018, contre 10,1 l’an dernier.

 

Localtis.infos : Article publié le 11 mai 2017 & Michel Tendil

 

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