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Syndicat Force Ouvrière des Services Publics de la Marne

EMPLOI

26 Mars 2026 , Rédigé par FO Services Publics 51

Cumul emploi-retraite des fonctionnaires : des pensions plus élevées mais des carrières plus courtes

Alors que la question du cumul emploi-retraite s'invite dans le cadre des réunions Travail-Emploi-Retraite (TER), un manque de données statistiques propres aux fonctionnaires freinait jusqu'ici le débat côté public. La direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) vient de combler ce vide avec un état des lieux chiffré. Il en ressort notamment qu'un retraité de la fonction publique sur 5, né en 1950, a cumulé sa pension avec un emploi avant ses 67 ans.

Le sujet des règles sur le cumul emploi-retraite pour les fonctionnaires a été mis sur la table l’année dernière par un député Renaissance, ce dernier souhaitant notamment modifier la règle d’écrêtement et les modalités de détermination du plafond d’éligibilité au dispositif. Ce à quoi le gouvernement Bayrou, à l’époque, avait opposé une fin de non-recevoir, arguant notamment que ces départs anticipés relevaient d’un choix de l’assuré et que le dispositif d’écrêtement visait à encourager la poursuite d’activité jusqu’à l’acquisition des droits à la pension complète.

La question du cumul emploi-retraite a également été soulevée, vendredi 13 mars, dans le cadre des réunions Travail-Emploi-Retraite menées à l’initiative de l’exécutif et coordonnées par Jean-Denis Combrexelle. Une problématique qui, selon les participants aux réunions, ne peut pas être abordée de la même manière côté privé et côté public, faute de données statistiques disponibles pour les fonctionnaires.

C’est dans cette optique que la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la Santé et des Solidarités (Drees) a présenté un point complet et chiffré de la situation. On y apprend notamment qu’un retraité de la fonction publique sur 5, né en 1950, a cumulé sa retraite avec un emploi avant ses 67 ans. Aussi, les retraités de la fonction publique ayant cumulé retraite et emploi ont des pensions légèrement supérieures, soit 2 222 euros en moyenne pour les cumulants dans la fonction publique d’État, contre 2 082 euros pour les non-cumulants.

 

Des montants qui s’élèvent à 2 255 euros pour les cumulants “sédentaires”, c’est-à-dire hors catégories actives, contre 2 077 euros pour les non-cumulants. Les fonctionnaires des catégories actives ayant bénéficié du dispositif ont touché en moyenne 2 179 euros de pension de retraite, contre 2 093 pour les autres.

Concernant les versants territorial et hospitalier, d’après les chiffres de la Caisse nationale de retraites des fonctionnaires des collectivités locales (CNRACL) qui leur est dédiée, la différence est de 1 421 euros pour les cumulants contre 1 394 euros pour les non-cumulants.

Quid du minimum garanti ?

On apprend également que les retraités de la fonction publique ayant cumulé emploi et retraite ont des durées validées légèrement plus faibles, soit 138 trimestres au total pour les cumulants de la fonction publique d’État, contre 142 pour les non-cumulants. Dans la territoriale et l’hospitalière, ces chiffres s’élèvent à 113 trimestres pour les cumulants, contre 120 pour les non-cumulants.

Les travaux menés par le service statistique public de la santé et des solidarités montrent également que les retraités de la fonction publique ayant cumulé retraite et emploi sont partis, en moyenne, plus tôt à la retraite. On relève 57,3 ans d’âge moyen de liquidation des droits pour les agents publics d’État qui ont cumulé emploi et retraite contre 59,4 ans pour les autres.

Les chiffres de la CNRACL concernant les territoriaux et les hospitaliers montrent un rapport de 56,2 ans pour les cumulants et 59,5 ans pour les non-cumulants.

Concernant le “minimum garanti” de retraite, le Miga, un retraité de la fonction publique sur 5, né en 1953, en bénéficie. Pour rappel, la pension de retraite d’un fonctionnaire ne peut être inférieure au minimum garanti et dans tous les cas, c’est le montant le plus favorable qui est privilégié sans que l’intéressé ait à le demander. On remarque aussi des carrières plus courtes et plus d’invalidité pour les bénéficiaires du minimum garanti relevant de la fonction publique que pour ceux relevant d’autres régimes.

ACTEURS PUBLICS : Article publié le mardi 17 mars 2026 & Marie MALATERRE

 

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